AÏ-DOÏ
Une autre manière d'agir et d'être

Extrait du livre "la force de la douceur"

Lorsque l'Aïdoïste atteint un niveau de compétence dans lequel il se meut précisément, maîtrise l'espace, reproduit les mouvements de base dans les deux rôles complémentaires et a assimilé le comportement de respect, d'entraide et de sincérité, il porte une jupe-culot¬te appelée hakama. Celle-ci est un vêtement d'origine shintoïste et aussi bouddhiste zen. Ses plis sont construits de la même manière que ceux de la robe des moines zen-soto. Elle est de couleur bleu marine et des-cend jusqu'aux orteils. Elle ceint la taille grâce à un large élastique assurant un grand confort. L'utilisation de cet habit offre de nombreux avantages pour la pratique de cet art. Sa longueur oblige l'étudiant à être attentif à la position de ses pieds, risquant sans cela de trébucher très souvent. « Pensons avec nos pieds ». Les nombreux plis assurent une bonne esthétique au mouvement, révé¬lant la qualité de celui-ci. Son port a de l'allure seulement lorsque la personne a une attitude verticale et souple, aussi bien dans l'immobilité que dans la mobilité. Son der¬nier avantage majeur est son pliage. Chaque pli doit être réalisé d'une façon impeccable, chaque partie est bros¬sée afin de ranger le vêtement dépoussiéré et propre. Il est enfin replié en trois et placé dans une élégante pochette en tissu blanc, bleu ou terre de sienne, suivant le niveau de compétence de l'aïdoïste. On glisse dans l'étui un sachet de graines parfumées, comme la lavande ou du bois de santal. Le parfum sera libéré lors du port du vêtement, éveillant le sens olfactif du pratiquant. Suite.

Daniel Lazennec

Questions à D. LAZENNEC :

Y a t'il des grades à l'AÏ-DOÏ ?

" Il y a des niveaux de compétences mais pas vraiment de grade, de compétition. Le transmetteur et tous les étudiants portent une ceinture (obi) blanche, sans distinction. Le pantalon japonais, hakama, est permis aux personnes ayant une certaine maîtrise de leurs jambes, leurs pieds et le sol. Ce vêtement aura comme effet de complexifier leurs muvements et déplacements, ainsi ils devront approfondir leur gouvernance physique pour dépasser les entraves de ce vêtement."

 

 

Ça vient d'où ?

Quelles différences entre l'AÏKIDO et l'AÏ-DOÏ ?

Comment "peut-on se permettre" de modifier l'AÏKIDO, de quel droit, avec quelle légitimité ?

Quand je regarde votre film "La force de la douceur, l'esprit du XXIe siècle en action", je ne vois pas de différence avec ce que je connais de l'AÏKIDO ?

Le titre du film "l'esprit du XXIe siècle en action", me semble prétentieux !

Dans ce monde où la femme est agressée, pourquoi faire un travail différent entre l'homme et la femme ?

Y a t'il des grades à l'AÏ-DOÏ ?

Je souhaite essayer. Dans quelle tenue dois je venir ?