AÏ-DOÏ
Une autre manière d'agir et d'être

Extrait du livre "la force de la douceur"

Le temps des samouraïs s'achève avec la naissance de ce siècle. Les maîtres des écoles de bujutsu (techniques de combat) modifient les buts de leur art et les destinent à l'éducation. La notion de dô (chemin d'initiation) fait son apparition. Les maîtres Jigoro Kano et Gichin Funakoshi furent les grandes figures de ces nouvelles écoles de formation : le jûdô (voie de la souplesse) et le karatedô (voie des mains vides ).
Tout un ensemble de nouvelles règles fut érigé pour transformer la finalité des arts et parvenir à un entraînement formateur de la personnalité. Ainsi on peut noter les notions de souplesse ou de mains vides qui laissent penser à l'humilité authentique faite de forte présence intérieure et du contrôle des expressions égotiques. On accède là à la maîtrise de soi-même par le corps, la conscience active grâce à la vigilance acquise.
L'art de combattre est devenu un outil au service de l’ETRE et non plus un but au service du COMBAT, du SAVOIR, du PARAÎTRE ou de l'AVOIR. La courtoisie, le respect, le courage et d'autres objectifs moraux concrets étaient les nouvelles valeurs humaines et sociales de ces disciplines.Suite.

D.Lazennec

Questions à D. LAZENNEC :

Quand je regarde votre film "La force de la douceur, l'esprit du XXIe siècle en action", je ne vois pas de différence avec ce que je connais de l'AÏKIDO ?

" Tout d'abord, il m'est difficile de vous répondre précisément car je ne sais ce que vous connaissez de l'Aïkidô, d'une part ; d'autre part, il existe différentes formes d'Aïkidô actuellement. En son temps, on peut dire qu'Ô Senseï a enseigné plusieurs formes d'Aïkidô. Je vous invite à visionner ses vidéos de différentes époques pour vous en apercevoir.

Ma modeste expérience concernent quatre formes d'Aïkidô ( Hirokazu Kobayashi, André Nocquet, Christian Tissier et N. Tamura) au sein desquelles j'ai évolué, elle me permet de vous donner trois indices principaux et différenciateurs (suivant l'Aïkidô que vous connaissez) que vous pourrez utiliser lors de votre prochain visionnage :

  1. les déplacements et la façon de poser les pieds sur le sol,
  2. la verticalisation du corps,
  3. la spiralisation de l'axe verticale du corps et celle des bras.

Ces aspects sont les plus visibles dans ce film, déjà ancien. Voici trois autres élements :

  1. travailler seulement sur les chaînes musculaires et jamais sur des "immobilisations",
  2. des façons de venir simuler une "attaque" par des positions de mains et de bras radicalement différents",
  3. les rapports homme-femme (et réciproquement) qui vont avec le travail spécifique féminin (éventails) et masculin (apparenté à l'Aïkijôdô et à l'Aïkikendô étudié auprès de Kobayashi shihan).

Pour le reste et tout cela, je vous invite à tester par vous-même, c'est toujours le meilleur moyen : passer par le vécu directement. Portez-vous bien et bonne évolution. Respectueusement.

 

Ça vient d'où ?

Quelles différences entre l'AÏKIDO et l'AÏ-DOÏ ?

Comment "peut-on se permettre" de modifier l'AÏKIDO, de quel droit, avec quelle légitimité ?

Quand je regarde votre film "La force de la douceur, l'esprit du XXIe siècle en action", je ne vois pas de différence avec ce que je connais de l'AÏKIDO ?

Le titre du film "l'esprit du XXIe siècle en action", me semble prétentieux !

Dans ce monde où la femme est agressée, pourquoi faire un travail différent entre l'homme et la femme ?

Y a t'il des grades à l'AÏ-DOÏ ?

Je souhaite essayer. Dans quelle tenue dois je venir ?