AÏ-KI-DÔ d'un Maître Zen : AÏ-KI-DÔI
Au coeur des relations. Au-delà de la martialité. Évoluer en Humanité.

Extrait du livre "la force de la douceur"

LE TOUCHER ET L'EXPANSION DES CHAÎNES MUSCULAIRES
Le toucher est d'une extrême importance. Le partenaire ne doit pas se sentir prisonnier, mais libre. Il faut donc apprendre à transmettre à l'intérieur de son être cette fameuse onde, plutôt que de forcer, car cela peut engendrer une douleur ou un mal-être. C’est la force de la douceur qu'il est nécessaire d'exprimer dans le toucher.
Pour celui qui reçoit et qui est saisi au poignet, il sera attentif de le présenter neutre, puis par une onde de tout le corps, le changer d'endroit dans l'espace et de position, juste avant le contact avec son partenaire. Cela va engendrer une obligation d'adaptation très rapide de celui qui donne, qui va à cet instant devenir celui qui reçoit. Ce travail d'adaptabilité est très éducatif. On ne peut rêver. On doit maîtriser tout son corps, en restant centré. C'est une étude très instructive et très amusante, qui aiguise notre disponibilité dans le sourire.
Lorsqu'un mouvement se termine au sol par un contact continu, les aïdoïstes le prolongent par une extension des chaînes musculaires du bras qui est sollicité. Différentes extensions figurent dans le panel.
La personne qui vit ce nettoyage y contribue par son état d’esprit, C'est un état de relaxation qu'elle produit afin d’aller le plus loin possible dans ce processus sans aucune blessure.
Suite.

D.Lazennec

Questions à D. LAZENNEC :

Quelles différences entre l'AÏKIDO et l'ÂÏ-DÔI ?

" Fondamentalement, il n'y en a pas. La libre circulation des énergies dans l'être ayant réalisé "AÏ KI" est tout aussi libre pour la personne ayant réalisé AÏ DÔI. Seules les formes, les outils se différencient donc. Cependant, les formes dans le Chemin de l'AÏKIDO sont aussi diverses. Aujourd'hui, le message "AÏKI" apparaît flou ; le fondateur n'est plus là. C'était un être réalisé, religieux au sens concret du terme, donc ayant connu au moins l'expérience mystique. Beaucoup d"AÏKIDO", malgré d'excellents niveaux techniques, ne dirigent pas vers les expériences mystiques du fondateur et restent donc au niveau égotique ; c'est à dire : technique, personnel et non sur une dimension allant au delà de l'individu. L'AÏ DÔI signifie "consentement à l'harmonie". Seule la croyance en l'ego engendre la dysharmonie. L'AÏ DÔI est un Chemin pour expérimenter la complémentarité des êtres et leur profond respect mutuel : une porte vers la suite...

Le nom AÏKIDO aurait pu être conservé, cependant, de nos jours tout est classé, référencé et ce qui se trouve dans la boîte doit se ressembler... et surtout rester en l'état. Perpétuelle histoire des Hommes... 

Il suffit pourtant de regarder les différentes époques du Maître fondateur et sa manière de se mouvoir, puis de regarder l'évolution de ses disciples ; regardons Maître Kobayashi, son travail est déjà différent de celui de son Maître, pour ce que j'en ai connu. Évolution naturelle.

Dans cette discipline, plusieurs changement sont apparus, les principes mêmes d'Uke et Tori ont évolué engendrant uen tout autre dynaique, certaines formes ayant donc naturellement évolué, le travail des hommes et des femmes parfois adapté à leurs particularités réciproques : le changement de "boîte" s'est imposé, le mot AÏ DÔI a été retenu. Tout cela n'est pas très important, chacun(e) rencontre son propre chemin dans ce monde d'interdépendance et d'impermanence. "

 

Ça vient d'où ?

Quelles différences entre l'AÏKIDO et l'AÏ DÔI ?

Comment "peut-on se permettre" de modifier l'AÏKIDO, de quel droit, avec quelle légitimité ?

Y a t'il des grades à l'ÂÏ-DÔI ?

Je souhaite essayer. Dans quelle tenue dois je venir ?