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• 16 février 2016
Cours après cours, année après années, les pratiquants de Budô devraient constater une évolution comportementale dans laquelle la réaction agressive ou les peurs envers les autres s’estompent. Les peurs ou l’agressivité de protection étant compensées, la bienveillance et la générosité croîtraient.
Considérons la réflexion sous un autre angle, à partir d’attitudes, de comportements et d’actions sur le tatami.
La notion de prendre une garde : en testant le fait de prendre une garde, à mains nues, avec un jo ou un bokken, constatons-nous que ce comportement est la construction d’un isolement, comme celle d’un rempart contre l’Autre ? Une sorte de deux monologues d’où sortira peut-être un dialogue ?
En testant le fait qui la personne qui “accueille” le simulacre de violence, de conflit, sans prendre de garde : constatons-nous que notre positionnement relationnel est de tout autre nature ? Que se passe-t-il alors ? Comment nous gérons-nous dans cette attitude ?
La notion de partenaire, la personne qui produit l’attaque simulée.
L’importance de ce rôle est primordial. Dès le début, l’entraînement à ressentir le moment le plus propice à l’action (celui durant lequel le partenaire aurait un instant d’égarement) est le premier aspect. Les actions qui s’en suivent se doivent d’être précises et la personne centrée, les pieds conscients. L’adaptation durant la technique est indispensable. L’esprit de produire les gestes les plus justes à simuler un conflit doit être actif durant tout l’échange relationnel. C’est-à-dire avant, pendant et même après.
Ces productions intentionnelles permettent d’observer les informations et les émotions qui nous habitent. Par la rigueur de l’étude, par des actions adaptées, se produit-ils une évolution comportementale allant vers le but des Budô ?
Le but des Budô concerne-t-il également celui qui produit les attaques simulées ?
La notion d’intégrité au sein des actes, des gestes de celui qui reçoit une attaque simulée.
Avec des armes, qu’engendre le fait de produire des actions de coupes ou de frappes ? A mains nues, produire des atémis, réaliser des clefs ou des immobilisations via des douleurs engendrées, quelles sensations s’élèvent ? Quelles émotions apparaissent ? Sont-elles compatibles avec le but des Budô ? Provoquons-nous une action portant atteinte à l’intégrité de notre partenaire ? L’aidons-nous dans son cheminement vers le but des Budô ?
Par notre réflexion sur notre attitude, nos comportements, nos actes, nos gestes, nos actions, sommes-nous cohérents avec le but des Budô ?
Par Monto De Patso
Catégorie: Enseignement Oraux
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